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Saint-Nazaire,(Saint-Nazère en gallo et Sant·Nazer en breton), est une commune française située dans le département de Loire-Atlantique en Pays de la Loire.
C'est la quatrième plus grande ville bretonne après Nantes, Rennes et Brest. Son histoire est en effet liée à son port, à la Loire, à la mer et à la Bretagne.
Ses habitants sont appelés les "Nazairiens".
Antiquité
Il semble que la ville de Saint-Nazaire soit construite sur l'antique cité de Corbilo, qui fut la plus grande ville gauloise du littoral atlantique. Le nom du port légendaire de Corbilo est mentionné au Ve siècle avant J.C., par le navigateur grec Pytheas comme le plus grand port gaulois après Marseille (Massilia), ainsi que par Pline l'Ancien.
Lorsque la Brière (marais) était encore un golfe maritime, la presqu'île de Guérande était nettement séparée du continent. Polybe y plaçait le port de Corbilo, que Strabon (géographe et historien grec), deux siècles plus tard, donnait déjà pour disparu.
La région est habitée depuis les temps les plus reculés, comme le prouve la présence de plusieurs vestiges, comme le tumulus de Dissignac, ou encore le dolmen (qui se situe en plein cœur de la ville). Des vestiges néolithiques et bronziers ont été retrouvés, dans l'anse de la Ville-Halluard. Le village se trouve alors sur les terres en bordures de Loire (Voir aussi : dolmen des Trois Pierres).
Saint-Nazaire faisait partie de la cité gauloise armoricaine des namnètes, puis la ville de Corbilo devint un port gallo-romain
Moyen-Âge et Époque moderne
D'après le chroniqueur Alain Bouchart (XVe siècle), faisant mention des origines légendaires des Bretons, c'est vers Saint-Nazaire que se dirigea Brutus, l'ancêtre mythique des Bretons, pour prendre pied sur sa nouvelle patrie. À la fin de l'Empire romain, suite à la grave crise du IIIe siècle, les bretons d'Outre-Manche (province de Bretagne) s'instalent en Armorique, et donc dans la presqu'île guérandaise, le but étant de repeupler (feoderati) et de protéger les côtes contre les attaques barbares (tractus armoricanus). Les Gaulois et les Bretons parlant la même langue (gallo-britonnique), l'intégration se passe sans difficulté. L'Armorique devient la Bretagne, et grâce aux Bretons les barbares francs ne pourront pas s'emparer de l'Armorique. L'extension maximale de la langue bretonne sur la Loire se trouve un peu à l'est de Saint-Nazaire (Donges, raffinerie pétrolière aujourd'hui).
Au VIe siècle, un texte de Grégoire de Tours fait mention d'une basilique abritant les reliques du martyr Nazarius. En cette basilique, un baudrier d'or en offrande était exposé. Il aurait suscité la convoitise du chef breton Waroc'h II, qui fit envoyer un émissaire pour s'en emparer. Celui-ci se fracassa le crâne sur le linteau de la porte. Par ce miracle, Waroc'h, effrayé, combla l'église de dons. Le village prit le nom de Sanctus Nazarius de Sinuario.
L'histoire de Saint-Nazaire est ensuite plus discrète. Elle connut des affrontements, comme celui de 1380, où Jehan d'Ust défendit la ville au nom du duc Jean IV contre la flotte castillane, lors de la Guerre de Cent Ans. Le bourg était le chef-lieu d'une paroisse qui allait de Penhoët à Pornichet, siège d'une seigneurie, la vicomté de Saint-Nazaire.
Saint-Nazaire fit partie, comme l'ensemble de la Bretagne, du royaume breton, puis du duché de Bretagne jusqu'en 1532, année d'annexion à la France.
En 1624, la ville fut menacée par les calvinistes.
En 1756, un fort fut construit sur l'ordre du duc d'Aiguillon pour protéger le littoral. Le bourg comptait alors 600 habitants.
Jusqu'à la Révolution française, Saint-Nazaire fit partie de la province de Bretagne.




